Le gaspillage alimentaire

En moyenne, les européens jettent 280kg de nourriture par personne et par an, selon la FAO (Food and agriculture organization). Ces pertes se retrouvent à plusieurs niveaux, mais la partie la plus significative est située dans l’assiette des gens : 110kg par personne.

Or les déchets alimentaires dégagent du méthane et sont responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre liées aux déchets : une tonne de nourriture gaspillée c’est 4,3 tonnes de CO2 émis !

Voici quelques astuces pour une conso alimentaire intelligente et responsable :

  • Ne pas jeter les restes : tout se transforme, se tartine, se réchauffe, passe dans la soupe, ou autre… Soyez créatifs !
  • Ecouter son sentiment de satiété pendant un repas, réduire les portions quitte à se resservir, et manger plus lentement
  • Lorsque le pain est rassis, pensez au pain perdu et aux croutons pour la soupe !
  • Les épluchures ? Si vos fruits et légumes sont pas trop arrosés de pesticides, cuisinez les entiers ou croquez dedans directement ! Et il y a toujours l’option compost (même sans jardin, il y a de plus en plus de composteurs publics en ville)
  • Composez vos menus de façon à consommer d’abord les denrées les plus périssables, sinon vos navets sont encore là dans 3 semaines, et vous n’aurez bizarrement plus trop envie de les manger
  • Pas de honte pour le doggy bag. Pensez à le demander lorsque vous êtes au resto pour réchauffer les restes chez vous le lendemain (c’est dans la loi, le restaurateur ne peut vous le refuser).
  • Un légume avec une forme bizarre aura le même goût, tout en vous prouvant  que le producteur ne jette pas ses produits non calibrés.

Pour ceux qui se sentent d’aller encore plus loin, rejoignez la communauté des freegans, qui ne se nourrissent que d’aliments gratuits, typiquement récupérés sur les marchés.


Moins emballé et moins transformé

La fabrication des emballages et la transformation alimentaire, c’est 9% des gaz à effet de serre émis par le secteur agro-alimentaire... Pourtant, on se demande souvent à quoi servent certains emballages.

Comment réduire sa quantité d’emballages ?

Les supermarchés représentent le plus grand volume d’emballages alimentaires. Donc la base lorsqu’on y va, c’est de ramener ses propres sacs ou son cabas. Ainsi, on évite au moins de prendre les sacs plastiques à la caisse (qui en plus sont devenus payants). Et par ailleurs, de nombreux magasins vendent des aliments en vrac : c’est généralement moins cher, on ne jette pas d’emballage et on choisit exactement sa dose !

Par ailleurs, pour les habitués de la restauration à emporter (boulangeries, snacks, bars à salade, ...), vous avez sûrement remarqué l'énorme quantité d'emballages qui ne servent la plupart du temps à rien. Prenons deux cas de figure typiques.

  1.   Il est 17h, vous avez une petite faim et vous passez à la boulangerie acheter une part de flan. On vous la donne dans une boite en carton pour pâtisseries, avec une serviette en papier, le tout dans un sac plastique... Peut-être que la serviette aurait suffi, non ? Ce sont des choses qu'on peut suggérer à son boulanger lorsqu'il nous sert. De même que lorsqu'on va chercher du pain, apporter un sac à pain évite tout ce papier qui finit dans notre poubelle 5 min après.
  2.   Vous mangez fréquemment chez le traiteur asiatique, ou le bar à salade juste à côté de votre lieu de travail, et ils vous servent des quantités déterminées par la taille d'une barquette plastique. Encore une fois, une demi-heure après avoir commandé, il ne reste qu'une montagne d'emballages : réutilisons les ! Pas de gêne à retourner au même traiteur avec des barquettes lavées...

Quelques astuces supplémentaires :

  • Eviter au maximum les portions individuelles et autres sachets fraîcheur. Un grand emballage produit moins de déchets que plusieurs emballages plus petits.
  • Préférer les produits en bocaux aux produits congelés (qui consomment beaucoup plus d’énergie, que ce soit en amont dans toute la chaine du froid, qu’en aval dans votre congélateur qui contribue fortement à votre facture d’électricité)
  • D’un point de vue sanitaire, l’eau en bouteille et l’eau du robinet sont tout aussi sûres, contrairement aux idées reçues. Donc l’eau en bouteille, plus chère, lourde à transporter et flanquée de plastique n’est peut-être pas indispensable. Faites vous votre idée ici[1]

 Transformer les produits soi-même

Si les plats que vous achetez « prêts à réchauffer » sont très énergivores dans leur fabrication, il faut bien être conscient de tous les petits pièges énergétiques qui se situent dans votre propre cuisine. Si vous les connaissez, vous ferez vraiment des économies en achetant de la matière première moins chère et en la transformant en bon petit plats, si possible en cuisinant à plusieurs. C’est sympa, écolo, et économique. Qui dit mieux ?

Notre smergymètre permet de se donner une idée des économies d'énergies réalisées pour beaucoup de petites habitudes à prendre en cuisine, comme éteindre son four avant la fin de la cuisson, utiliser une casserole adaptée à la taille de la plaque, faire bouillir uniquement la quantité d'eau nécessaire, entre autres. Faites le test juste ici :

Sources : Réseau Action Climat, FAO


Crédits photo : Taz, Collection Ghizou