Manger local

Manger local est souvent recommandé pour des raisons environnementales, notamment pour réduire la consommation de carburant lié au transport.

Par exemple, c’est une bonne chose d’aller directement à la ferme pour aller chercher les légumes. Mais c’est peut être un peu idiot de faire l’aller-retour en voiture pour un kilo de poireaux ! Pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, et pour ne pas dépenser plus en carburant que ce qu’on gagne à aller à la ferme, un bon indicateur est d’acheter au moins 2,5kg de produits par kilomètre parcouru en voiture.

Mais mieux encore, il vaut mieux préférer les modes doux pour faire ses courses : à pied, à vélo, en roller, en skate, ou en trottinette. A défaut, faites du covoiturage ou prenez les transports en commun. Si vous êtes en coloc, pensez à grouper les achats, vous pouvez même le faire pour vos voisins.

Exemple d'une belle salade de fruits... d'été !

Plus près de chez vous, il y a sûrement un marché, ou des magasins collectifs de producteurs, ce qui optimise les déplacements et les cargaisons.

Mais attention, acheter au marché n’est pas synonyme d’acheter local, un grand nombre de maraichers sont des revendeurs qui achètent aux grossistes de la grande distribution ! Le prochain paragraphe, Manger de saison vous aidera à y voir plus clair.

Pour trouver votre marché le plus proche :

http://www.jours-de-marche.fr/

Trouver votre future AMAP 

http://reseau-amap.org/

Et on sait bien qu’il est difficile d’éviter le supermarché et les boutiques de revendeurs ad vitam eternam, mais quand on y est, il s’agit de savoir un peu d’où viennent les choses. L’origine est normalement spécifiée, et si elle ne l’est pas il est possible d’avoir cette information, dans ce cas, autant préférer les produits qui ne viennent pas de loin.

Manger de saison

En fait l’un ne va pas sans l’autre. Par exemple, la saison des kiwis en France est l’hiver, alors que c’est en juin-juillet en Nouvelle-Zélande, donc il s’agit de ne pas s’y tromper. Car quand vous achetez un fruit ou un légume hors saison, soit il vient de Pétaouchnock (et donc ce n’est pas local), soit il vient effectivement de pas loin, mais avec une culture   sous serre chauffée ! Et là, c’est pas jojo non plus : une tomate, par exemple, émet 10 fois plus de gaz à effet de serre quand elle est produite en hiver dans une serre chauffée, qu’en été en pleine terre.

Comment s’y retrouver ?

Il suffit de se procurer un calendrier des fruits et légumes de saison de votre région (exemple pour la région Auvergne-Rhône-Alpes) :

Pour la suite, c’est beaucoup plus simple : il vous est possible de repérer d’un coup d’œil le maraîcher producteur sur les étals de marché.

Si vous êtes un régulier du marché, que vous avez repéré un(e) maraîcher(e)  qui propose uniquement des produits de saison, n’hésitez pas à engager la discussion  avec elle, sur les produits, le fonctionnement de la ferme… C’est du lien social en plus et une manière de savoir comment pousse ce qui va éveiller vos papilles gustatives. A chaque saison ses goûts et ses plaisirs. Il y a tellement de légumes tombés dans l’oubli qui sont pourtant de vrais délices…

Et si les goûts de l’été vous manquent, rien ne vous empêche de mettre vos fruits et légumes en pot, après séchage, de faire des confitures ou mettre en bocal stérile des plats en sauce. Voici quelques recettes typiques de la mise en bocal.

Sources : Info-Energie Rhône-Alpes, Réseau Action Climat

Crédits photo : L'imaGiraphe, Claude Fabry